À l’occasion des 120 ans de la parution du premier numéro de L’Humanité, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis vous proposent l’exposition « 120 ans d’Humanité » qui retrace l’histoire du journal. Cette exposition a lieu jusqu’au 31 décembre 2024 aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Immeuble Suzanne-Citron – 54 avenue du Président Salvador-Allende, Bobigny.
Paru en 1904, le premier numéro de L’humanité compte alors seulement quatre pages, mais porte de grandes ambitions. Les Archives départementales ont souhaité rappeler la création de L’Humanité par Jean Jaurès en lui consacrant une exposition. À sa création, L’Humanité est un journal politique qui se veut l’expression des différents courants du mouvement socialiste, qui entend travailler à l’union de « tous les prolétaires » dans un « souci constant et scrupuleux de la vérité ». Tout au long de son histoire, il conserve cet ancrage politique, en tant qu’organe central du Parti communiste à partir de 1920, puis journal communiste à partir de 1994. L’Humanité est aussi un journal populaire. Sa survie, menacée à plusieurs reprises au cours de son histoire, est due à cet ancrage : ses lecteurs grâce à des campagnes de diffusion et des souscriptions, ont permis et permettent toujours aujourd’hui à L’Humanité de rester un quotidien d’opinion d’envergure nationale.
L’exposition aborde l’histoire de L’Humanité sous un double prisme, chronologique et thématique (luttes sociales, anticoloniales, pour le progrès, la justice…). L’exposition débute avec le premier édito de Jean Jaurès « Notre but » qui fixe l’ambition de faire vivre un journal indépendant des puissances d’argent. L’ambition aussi de donner la parole à toutes les organisations, qui, au-delà de leurs différences, se donnaient pour but l’émancipation humaine, libre des forces réactionnaires et de l’emprise du capital. Avec 350 mètres linéaires d’archives papier, deux millions de documents photographiques, qu’il s’agisse de tirages, de négatifs, de diapositives en couleurs, cette exposition ne prétend pas à l’exhaustivité. Elle est l’occasion pour les Archives départementales de présenter des documents d’archives peu connus. Découpée en décades et en rubriques, l’exposition aborde l’histoire de l’Humanité sous plusieurs prismes : politique, social, mais aussi sa fabrication. Un panorama riche et fouillé, pour mieux connaître et comprendre ce média à part dans la presse française.
Cette exposition, dont le commissaire de l’exposition est Alexandre Courban, historien, auteur d’une thèse sur L’Humanité de 1904 à 1939, s’accompagne d’une table ronde pour mieux comprendre l’Histoire de l’Humanité
La moitié de L’Humanité : jeudi 6 juin à 14h
Le journal L’Humanité se voulant être l’écho des mobilisations et des aspirations du monde du travail tout entier, il convient de s’interroger sur la représentation de « la moitié de l’humanité » (les ouvrières et les salariées en particulier) ainsi que sur la place qu’occupent les femmes journalistes et les militantes au sein du quotidien fondé par Jaurès. L’analyse des articles des frères Bonneff consacrés la main d’œuvre féminine avant 1914, comme celle de la couverture de la grève des sardinières de Douarnenez en 1924, permettent de répondre – partiellement – à cette première question. L’étude du travail journalistique de Madeleine Riffaud (en particulier sa grande enquête dans les hôpitaux au début des années 1970) et le témoignage de Rosa Moussaoui, reporter, contribueront également à faire découvrir certaines plumes féminines du quotidien.
Intervenantes et intervenants : Fanny Bugnon (maitresse de conférences à Rennes 2), Marc Giovaninetti (historien, chercheur associé au Centre d’histoire sociale et des mondes contemporains), Nicolas Hatzfeld (professeur d’Histoire à l’université d’Évry), Rosa Moussaoui (grande reporter à l’Humanité).
Lectrice : Marianne Bonicel.
Animateur et concepteur de la table ronde : Tangui Perron, historien, chercheur associé au Centre d’histoire sociale et des mondes contemporain
Afin d’améliorer les espaces publics et de permettre un partage équilibré de la voirie pour tous les usages, différents aménagements cyclables ont été réalisés par le Département de la Seine-Saint-Denis. Ces initiatives visent à transformer la mobilité, en créant des infrastructures durables et adaptées aux besoins des cyclistes, piétons, et usagers des transports en commun.
Un pont végétalisé pour relier le Village des Athlètes
Un des projets phares est le pont végétalisé. Réservé aux bus, cyclistes et piétons, ce pont assurera une liaison efficace entre L’Île-Saint-Denis et le quartier Pleyel. La nouvelle Gare Saint-Denis Pleyel, située à proximité, connectera L’Île-Saint-Denis à Paris en quelques minutes via le Grand Paris Express.
Des aménagements cyclables à l’Île Saint-Denis et à Saint-Ouen
À L’Île-Saint-Denis, la requalification des quais de Seine inclut la création d’une piste cyclable le long de la RD 1 bis, entre le pont végétalisé et la rue Rosa Parks, ainsi que l’instauration d’une zone 30 km/h. Cette nouvelle infrastructure permettra de faciliter les déplacements doux dans le secteur, améliorant ainsi la qualité de vie des résidents.
À Saint-Ouen, plusieurs initiatives cyclables ont été mises en place. La RD 22 bénéficie désormais d’une piste cyclable transitoire, permettant de rejoindre le centre de Saint-Ouen et la station Mairie de Saint-Ouen de la ligne de métro 14. De plus, le réaménagement de la RD 410 entre la place de la République et le cours des Lavandières inclut des plantations d’arbres, des pistes cyclables, et une voie réservée aux bus.
Des investissements conséquents pour un réseau cyclable étendu
Ces aménagements cyclables, en pleine expansion, marquent une étape importante afin d’offrir aux résidents et aux visiteurs des solutions de mobilité plus sûres, plus vertes, et plus agréables.
Le vendredi 17 mai, nous avons inauguré ces aménagements avec Stéphane Troussel, Président du Département, Mohamed Gnabaly, maire de l’Île Saint-Denis, Mathieu Hanotin, Président de Plaine Commune et Maire de Saint-Denis, Corentin Duprey, Vice-président du Département chargé des mobilités et Oriane Filhol, conseillère départementale déléguée.
La mobilisation se poursuit pour exiger un plan d’urgence pour l’école en Seine-Saint-Denis.Lors de l’assemblée départementale du 4 avril, la majorité départementale a présenté un vœu pour exiger un plan d’urgence pour l’école en Seine-Saint-Denis et l’abandon de la réforme dite du « choc des savoirs ». Ce vœu a pour but de soutenir et légitimer la demande des parents d’élèves et du personnel de l’éducation nationale. Nous n’acceptons pas que notre département soit sous-doté. Il est inadmissible qu’un enseignant sur deux ne soit pas remplacé dans le secondaire, tandis que le taux de remplacement est de 78% au niveau national.
Et la situation n’est pas prête de s’améliorer en 2025 à l’aune des chiffres de recrutement annoncés pour l’académie de Créteil. À l’instar des académies de Versailles et de Guyane, l’académie de Créteil reste en difficulté pour pourvoir chaque poste et la rentrée 2024 s’annonce compliquée. Des chiffres reconnus par la ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, qui affirme : « Nous savons que nous sommes en difficulté pour le recrutement des enseignants dans certaines académies. » Elle cite l’académie de Versailles et de Créteil où elle annonce devoir recruter des personnels contractuels pour la rentrée prochaine. En effet, il n’a été comptabilisé que 0,71 candidat par poste dans l’académie de Créteil alors que la moyenne nationale est de 1,46, selon le FSU-SNUipp.
Voici l’intervention que j’ai prononcée lors de la discussion sur ce vœu :
À cette situation, s’ajoute la réforme dite « le choc des savoirs » du gouvernement, avec sa mesure phare, les groupes de niveau qui inquiètent élèves, parents et enseignants. Cette réforme est dénoncée par les parents et les enseignants comme passéiste et conservatrice. Elle vise à généraliser le tri des élèves dès le plus jeune âge, notamment avec l’introduction de groupes de niveau en mathématiques et en français pour les classes de 6e et 5e, mais aussi en conditionnant l’accès direct au lycée par la mise en place de classes de seconde préparatoire en lycée général, technologique et professionnel, faisant du brevet une barrière à l’entrée du lycée.
« Le choc des savoirs » est une attaque frontale contre l’école publique. C’est une vision de la société basée sur le tri et l’assignation sociale, dangereuse pour notre démocratie. En effet, un pays où la jeunesse se retrouve assignée à ses positions scolaires et sociales court un grave danger.
Pour ces raisons, je soutiens la mobilisation des parents d’élèves, des élèves et des enseignants contre cette réforme.
Mode Estime abrite dans ses locaux à l’Île-Saint-Denis un atelier et chantier d’insertion qui utilise la filière textile pour insérer des personnes handicapées ou très éloignées de l’emploi. Cette association de 8 salariées a réussi le challenge de transformer leurs ateliers en lieux d’épanouissement et de réparation d’estime de soi pour ses bénéficiaires.
Des maillots de l’équipe de France de football transformés en blouses médicales pour des enfants pris en charge à l’Hôpital Robert-Débré, un jeune recruté par les maisons d’art du 19M à l’issue de sa formation… Ces exemples ne résument pas tous les projets portés par Mode Estime mais donne l’« esprit » de cette association qui a aujourd’hui le luxe de choisir ses clients grâce à sa renommée (le LOSC, Elle, Louboutin, France TV etc). Abritant un atelier et chantier d’insertion installé à l’Île-Saint-Denis, Mode Estime utilise la filière textile pour l’insertion de personnes handicapées ou très éloignées de l’emploi.
Sa directrice, Alice Merle, a réussi avec son équipe, le challenge de transformer leurs ateliers en lieux d’épanouissement et de réparation d’estime de soi pour les bénéficiaires. Rencontre avec cette fan de couture et qui a fait de son engagement son activité professionnelle.
Alice Merle, comment est née Mode Estime ?
Je suis psychologue de formation et avant de monter l’association, j’étais formatrice à l’Institut Régional du Travail Social. En parallèle, je faisais de la couture pour moi. Puis il y a eu des boutiques qui ont commencé à s’intéresser à mes modèles et moi je me suis passionnée pour les vêtements pouvant aller au plus grand nombre, avec un intérêt accru sur la morphologie de chacun·e. J’ai alors rencontré des personnes confrontées au handicap, une psychomotricienne intéressée par cette problématique et j’ai été très touchée par ce sujet. Dans une institution partenaire, on a fini par créer un atelier psychopédagogique à destination des jeunes en situation de polyhandicaps et ce projet artisanal s’est transformé en projet associatif à visée plus sociale que commerciale. Notre idée était surtout d’utiliser la couture à des fins de revalorisation de soi car si la filière textile « fait autant de mal » en terme environnemental notamment, elle doit pouvoir faire autant de bien.
Comment s’est opérée la transformation du projet à l’association qui s’installe dans un local ? Pendant trois, quatre ans, on a travaillé sur des projets individualisés grâce à la couture et au développement de l’estime de soi et de la psychomotricité des jeunes. Puis on a remarqué qu’en plus de l’estime de soi, la couture était un gros vecteur d’apprentissage et on a proposé d’ouvrir un atelier d’insertion avec un accompagnement social et surtout psychosocial. Alors on a décidé de créer un ACI (Atelier et Chantier d’Insertion) où on s’est donné la vocation d’accueillir des personnes handicapées car on s’était rendu compte que dans les structures d’insertion par l’activité économique, il y avait peu de possibilités pour les personnes handicapées d’accéder à ces ACI justement.
Notre première vocation fut donc de proposer une gamme de vêtements pour personnes en situation de handicap. Puis on s’est vite confronté à la réalité du modèle économique donc on s’est concentré sur un atelier classique mais avec de l’upcycling et sur des matières éco responsables, (les clients potentiels venant vers nous ayant déjà une démarche éco responsable et maintenant environnementale, de plus en plus).
Et votre installation en Seine-Saint-Denis ? Au départ j’étais dans une pépinière puis on m’a orienté vers l’association Minga qui regroupe des entreprises, des associations et des particuliers avec le but d’agir pour une économie équitable. Chez Minga, on m’a réorienté vers le territoire de la Seine-Saint-Denis où les acteurs de l’insertion par l’activité économique m’ont accueillie à bras ouverts. Le réseau a été très enthousiaste à l’idée du projet et très aidant. Puis j’ai rencontré Stéphane Berdoulet du Phares* à l’Île-Saint-Denis et nous y sommes encore !
Votre renommée a vite dépassé les frontières de l’Île-Saint-Denis ! Mode Estime a été approchée par le 19M à Aubervilliers pour les accompagner dans la formation de talents donc on a ouvert une nouvelle branche dans l’ACI plus qualifiante pour des personnes qui voulaient rester dans la filière technique et on a ouvert un centre de formation pour personnes très éloignées de l’emploi ! Nous appartenons aussi au collectif Co-FILS (Collectif textile solidaire) via lequel nous proposons des produits éco-conçus avec nos partenaires Fer et refaire, Ressourcerie 2mains et La main fine. Enfin on vient d’ouvrir une antenne à Lyon où on revient vers nos premiers engagements, en travaillant sur un service rendu aux personnes en situation de handicap ou éloigné du prêt à porter pour travailler sur la question du corps. Pour que personne ne soit exclu d’un prêt-à-porter de qualité à cause d’un handicap ou d’un physique hors norme !
Propos recueillis par Sandrine Bordet Crédits photos Mode Estime
En savoir plus en découvrant leur site via modeestime.fr
Quelques exemples de projets en images
Le Département a commandé plus de 300 blouses au collectif Co-FILS afin d’équiper ses collaborateur.rice.s des crèches notamment. L’équipe de Mode Estime a salué au passage le choix de cette très belle couleur Lilas, qui a ravi leurs yeux le temps de la production !
Aboubakar fait partie de la première promotion du programme de formation de Mode Estime. Pour concevoir un programme pertinent, l’équipe a mené une étude de marché auprès des entreprises textiles afin de comprendre leurs besoins. Il en est ressorti, entre autres, que les attentes avant embauche portaient sur : – La maîtrise de la piqueuse plate – La maîtrise de la lecture et de l’expression orale – La précision, l’appétence pour le travail en équipe, la motivation – La maîtrise des fiches techniques ou de la lecture de patron Avec l’aide de L’atelier des madames, la formation a été conçue en 255 heures sur plateau technique dans les locaux de Mode Estime, réparties en 6 modules. Les stagiaires y apprennent, entre autres, à lire et exploiter des données techniques, à entretenir des machines à coudre industrielles, à réaliser le montage de produits textiles et les opérations de finition, à assurer le contrôle qualité etc.
Pour la commande de la FFF de transformer des maillots de football de l’équipe de france des saisons précédentes en blouses d’hôpital afin de les offrir aux enfants de l’hôpital Robert Debré AP-HP, Mode Estime a travaillé sur différents modèles 100% Upcycling, sans ajout d’aucune matière première. Par exemple, l’ourlet du bas du maillot a été découpé pour devenir les attaches à nouer. Outre redonner le sourire aux enfants hospitalisés, cette commande est un bel exemple de valorisation textile qui favorise l’emploi local et l’insertion.
Drapeaux pour les lycées d’Île de France en production 100% made in France.
Sur ses réseaux sociaux, Mode Estime propose aussi toute une série de tutoriels de mode adaptée comme une lingette de bouton de gastrostomie. Ce tutoriel est adapté aux problématiques des personnes ayant subi une stomie, car les sondes gastrostomiques causent souvent des fuites plus ou moins abondantes autour du bouton de gastrostomie, créant des sensations désagréables pour les personnes concernées. Ce tutoriel a pour objectif d’aider ces personnes, les aidant.e.s, soignant.e.s, bénévoles d’association… à fabriquer simplement des lingettes très pratiques au quotidien. Peu de matériel et peu de connaissances en couture sont nécessaires. Vous retrouverez le tutoriel complet et les patrons et gabarits sur leur site internet, rubrique « Nos projets ». Y sont également archivés tous les autres produits imaginés et réalisés par Agnès et Alice dans le cadre de ce projet Mode Adaptée : le body stomie Bébé, le body adulte, la chemise de patient, le bandana imperméable, le surdrap imperméable, et la serviette taille adulte. La vidéo a été réalisée avec l’aide de la Maison de Répit de Lyon et de l’Agence Lyonnes.
Récemment l’équipe de Mode Estime a participé à un projet photo intitulé BORN IN … PPM. Il consiste en une série de portraits initiée par Mary-Lou Mauricio à découvrir sur borninppm.com Les participant·e·s posent avec le taux de concentration en CO2 (exprimée en PPM, Parties Par Million) de leur année de naissance en signe de mobilisation contre la combustion des énergies fossiles toujours plus grandissante et pour dénoncer l’injustice climatique. Pour découvrir la galerie des autres portraits et découvrir le taux de concentration du CO2 à votre année de naissance, rdv sur borninppm.com
* Le PHARES, situé 6 rue Arnold Géraux à L’île-Saint-Denis, est un Pôle d’Hospitalité d’Activités à Rayonnement Écologique et Solidaire. Il repose depuis la fin des années 90 sur l’idée de créer un carrefour d’initiatives économiques et associatives partageant les mêmes valeurs de solidarité, d’innovation citoyenne et d’écologie.
Alice Merle est aussi ambassadrice de la marque territoriale In Seine-Saint-Denis.
180 000 : c’est le nombre de billets qui seront distribués gratuitement aux habitant·e·s de la Seine-Saint-Denis pour assister aux différentes compétitions des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. L’objectif : permettre aux habitant·e·s de profiter des Jeux sur le territoire, qui accueillera 13 épreuves !
Parmi ces 180 000 billets, plus de 40 000 sont mis à disposition par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis, soit 13 990 billets pour les Jeux olympiques et 26 743 billets pour les Jeux Paralympiques.
Qui en bénéficiera en Seine-Saint-Denis :
Parmi les publics ciblés par le Département de la Seine-Saint-Denis :
les collégien·ne·s, (100 billets d’épreuves aux jeux paralympiques sont mis à disposition pour chacun des 130 collèges publics du département.)
le mouvement sportif,
les enfants et les familles suivies par les services sociaux,
les personnes âgées, les personnes éloignées de l’emploi,
les personnes adultes en situation de handicap,
le tissu associatif culturel et citoyen ou encore des agent·e·s de la collectivité
Par ailleurs, trois jeux concours ont d’ores et déjà été organisés auprès d’un public cible :
• les collégien·e·s de 5e détenteurs d’un pass’ sport, avec plus de 900 participant·e·s, ce qui a permis à 723 collégien·e·s de gagner 2 billets chacun.e pour assister aux Jeux olympiques,
• les détenteurs.rices de la carte Ikaria, avec plus de 1570 participant·e·s : 1000 détenteurs.rices de la carte Ikaria ont ainsi gagné 2 billets chacun.e, pour les Jeux olympiques ou les Jeux paralympiques.
• Pour les agents du Département, un jeu concours – par une application proposant un challenge sur un mois – a eu lieu en février : 848 agents départementaux y ont pris part et plus de 600 agents ont gagné chacun.e 2 places pour les Jeux olympiques ou les Jeux paralympiques.
Enfin, le Département anime le dialogue avec les autres collectivités ou les services de l’État qui ont également acheté des billets, afin de se coordonner sur les cibles de publics visés.
Pour les autres institutions et collectivités :
Les publics ciblés par l’État sont :
Les jeunes,
les établissements scolaires,
les bénévoles du mouvement sportif,
les personnes en situation de handicap et leurs aidant·e·s,
les agent·e·s publics relevant des catégories B et C,
Quant aux publics ciblés par la Région Île-de-France, il s’agirait des jeunes et lycéen·ne·s en grande partie distribués via l’application « LaBaz » vers des publics jeunes – lycéen·ne·s entre 15 et 25 ans
La Métropole du Grand Paris distribuera les billets via les 131 communes de la Métropole.
Plaine Commune en fera profiter :
les publics des médiathèques,
les agent·e·s, les étudiant·e·s,
les publics bénéficiaires des programmes de mobilisation de Plaine Commune,
les publics bénéficiaires de clauses d’insertion et programmes de formation liés aux chantiers des Jeux,
les populations en situation d’exclusion ou de précarité,
les jeunes et population scolaire dans le cadre d’une démarche de promotion de l’activité physique ou d’éducation par le sport,
les licenciés et bénévoles du mouvement sportif local, les populations directement impliquées ou impactées par les opérations des Jeux
Parmi les publics identifiés par Est Ensemble :
les centres de loisirs et services jeunesse des communes,
challenge dans les piscines du territoire, à l’attention des particuliers,
bénévoles du Trail des Hauteurs,
bénévoles de la Grande Rando,
usager·ère·s impliqué·e·s dans les rencontres chorégraphiques internationales en Seine-Saint-Denis et leur projet autour du hip-hop (Olympiade culturelle)
Selon une étude de EDHEC de 2022, près de 90 % des personnes interrogées estiment que le congé pour le deuxième doit être renforcé.
Pour favoriser l’égalité, les élu-e-s du département ont fait le choix de mettre en place un allongement de la durée du congé naissance accordé aux agents et agentes second parent durant la période cruciale dans la vie, qu’est l’arrivée d’un enfant dans une famille.
Ce projet entend pallier les insuffisances de la législation nationale en matière de congés parentaux. En effet, si le congé du second parent a été porté en 2021 à 28 jours calendaires, cette avancée demeure insuffisante pour atteindre l’égalité des droits et pour permettre une plus juste répartition des tâches domestiques et parentales.
Le Département disposerait, avec le congé de second parent, d’un levier complémentaire d’amélioration des droits parentaux et de promotion de l’égalité, dans la période particulière pour les familles qu’est la naissance d’un enfant.
C’est un changement de conception important pour les employeurs et les politiques publiques.
Historiquement, pour atteindre l’égalité, les politiques publiques ont favorisé l’activité professionnelle des femmes et négligé l’importance d’encourager la participation des hommes à la vie familiale. Or, les recherches montrent que la parentalité constitue un moment crucial pour l’égalité femmes-hommes, signifiant souvent le retour à des schémas traditionnels de division sexuée du travail.
En faisant la synthèse des études sur le sujet, il apparaît que les bénéfices d’un renforcement du congé de paternité ou de coparentalité pour le deuxième parent sont multiples et porteurs de changements importants :
Une meilleure répartition des tâches parentales et des responsabilités au sein du couple. En effet, la présence du second parent durant les premiers mois de l’enfant favorise une meilleure répartition des tâches domestiques, et surtout parentales, dans le couple et permet de ne pas renforcer la spécialisation des rôles masculins ou féminins au sein de la famille.
Une meilleure santé pour les parents et les enfants. Le congé d’accueil de l’enfant participe à la création de liens d’attachement durables entre le second parent et l’enfant et ainsi à accompagner le développement de l’enfant. La présence du second parent est également importante pour soutenir la mère, notamment dans la période périnatale (besoin de repos et de soins), diminuant le risque d’épuisement psychique et de dépression chez celle-ci.
Un levier pour lutter contre les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes. Le congé pour le deuxième parent (et son allongement) représente une solution aux inégalités professionnelles dans le sens où il permet de faire peser le « risque de la parentalité » autant sur les hommes que sur les femmes. Ce congé paternité renforcé permet aussi de promouvoir des rôles moins stéréotypés.
1. La France, moins-disante en Europe sur les droits parentaux
Actuellement dans la législation française, le congé maternité, il est, après la naissance, d’une durée de :
10 semaines pour le premier et le deuxième enfant,
18 semaines à partir du troisième enfant et de 22 semaines en cas de naissance gémellaire.
Concernant le congé pour le second parent (officiellement dénommé le « congé paternité et d’accueil de l’enfant »), il est de 28 jours calendaires, comprenant :
une partie obligatoire de sept jours calendaires, à prendre immédiatement après la naissance, composée de trois jours de congé de naissance et de quatre jours de congé de coparentalité ;
une partie facultative et fractionnable de 21 jours calendaires, à prendre après la période obligatoire, dans un délai de six mois à compter de la naissance, et divisable en deux périodes, chacune d’une durée minimale de cinq jours.
Avec cette législation pourtant récente, la France figure parmi les moins-disants en Europe où les droits parentaux tendent à s’améliorer, notamment dans les pays nordiques ou encore en Espagne où, depuis le 1er janvier 2021, chacun des parents bénéficie de seize semaines de congé totalement indemnisées.
Dans ce contexte, des revendications se font entendre en France plaidant en faveur d’un changement de législation. En l’absence de décision à l’échelle nationale, les employeurs se montrent en la matière de plus en plus à l’initiative. C’est le cas de plusieurs entreprises privées qui offrent à leurs salariés des congés au deuxième parent plus longs, de dix à quatorze semaines en général. C’est aussi l’exemple récent de la Ville de Lyon qui a voté en décembre 2023 l’instauration d’un congé paternité de dix semaines, une mesure entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
Engagé pour l’égalité, le Département a donc souhaité compter parmi les employeurs publics ambitieux en matière d’égalité familiale et de se faire le porte-parole d’une ambition nationale, incitant la France à rattraper les bons élèves européens sur la question des droits parentaux.
2. Faire du congé du second parent un véritable levier en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes
Pour que la mesure d’allongement du congé du deuxième parent produise des effets positifs – tant à l’échelle des individus et des familles que de l’environnement professionnel – il paraît essentiel de l’accompagner d’un plan de soutien effectif fondé sur l’information, la sensibilisation et sur des pratiques managériales exemplaires.
A. Aligner le congé du second parent sur le congé maternité post-natal
Il est proposé de porter, pour les agent.e.s de la collectivité, le congé du second parent à la même hauteur que celui prévu post-natal par les textes pour la mère donnant naissance, en incluant les modalités prévues au plan national pour les 28 jours calendaires du congé légal. Ce congé accordé au second parent serait indemnisé par le Département dans les mêmes conditions que le congé prévu pour la mère donnant naissance, soit avec un maintien intégral du salaire pendant toute la durée du congé.
Ainsi, le congé post-naissance du second parent serait ouvert en trois modalités complémentaires :
les sept jours calendaires légaux obligatoires du congé en vigueur à prendre juste après la naissance, dans les conditions légales actuelles ;
suivis des semaines supplémentaires accordées par le Département, à la demande de l’agent.e, à prendre immédiatement après : ces semaines seraient accordées en fonction de la durée du congé post-natal de la mère donnant naissance, soit six semaines (premier et deuxième enfant), 14 semaines (à partir du troisième enfant) ou 18 semaines (naissance de jumeaux) ;
puis, les 21 jours légaux, aujourd’hui facultatifs, pourront être pris en une ou deux fois d’au moins cinq jours, dans le délai de six mois suivant la naissance, conformément à la réglementation.
B. Accompagner la mesure et favoriser le recours au congé par le second parent
L’allongement du « congé paternité » est une avancée importante et, pour qu’un vrai changement s’opère au regard de la parentalité et de ses impacts sur la vie professionnelle, le Département souhaite, en parallèle, poursuivre son action pour lever les freins empêchant le recours à ce congé facultatif.
Même si, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et de statistiques (DREES) publiée en juillet 2023, le « congé paternité » semble être entré dans les mœurs dans la fonction publique davantage que dans le secteur privé, certains blocages demeurent. Les enquêtes sur le sujet identifient plusieurs freins expliquant un non-recours au « congé de paternité » (partiel ou intégral) : la méconnaissance du dispositif ; l’emploi et notamment une charge de travail jugée trop importante ; la potentielle perte de revenu associée à ce congé ; les normes sociales et la perception stéréotypée des rôles familiaux.
Il s’agit ainsi de bien accompagner la mesure afin de s’assurer du recours effectif par les parents à ce congé élargi. Ainsi, le Département mettra en œuvre plusieurs types de mesures telles que :
Communiquer et sensibiliser
Favoriser une culture commune de l’égalité afin de normaliser le recours au congé de coparentalité et l’engagement des pères au sein du foyer ;
Sensibiliser aux stéréotypes sexistes, notamment ceux liés à la parentalité ;
Informer les agent·es et les sécuriser quant aux conditions de leur congé et de leur retour ;
Former l’encadrement pour éviter tout discours culpabilisant.
Anticiper et organiser
Favoriser une organisation favorable à la prise du congé de paternité ;
Mettre en place un entretien de reprise avec l’encadrant·e dès le retour de l’agent·e.
Comme vous le savez, l’APHP porte depuis plusieurs années un projet de construction d’une superstructure hospitalière sur la ville de Saint-Ouen, en lieu et place des hôpitaux Bichat et Beaujon. Cet hôpital a pour conséquence la diminution de 300 lits d’hôpital dans un bassin de vie déjà sous-dotés. Suite à l’action en justice contre la Déclaration d’Utilité Publique accordée au projet de Grand Hôpital, celle-ci a été annulée et l’APHP doit, entre autres, relancer une enquête publique pour consulter la population sur le projet.
Cette nouvelle enquête publique se déroule jusqu’au 4 mars 2024.
Pour informer et donner des bases de réflexion avant de répondre à cette enquête publique, vous trouverez ci-dessous des éléments contestant le bien-fondé du projet de Grand Hôpital tel qu’il existe aujourd’hui.
Concernant le nombre de lit : l’APHP affirme que « La capacité actuelle à périmètre comparable est de 1 131 lits. La capacité future est de 986 lits. Le projet prévoit ainsi une réduction capacitaire ramenée à 145 lits en hospitalisation complète, soit un pourcentage de ‒ 13 % par rapport à la capacité actuelle de Bichat-Beaujon.«
Pour le collectif « Pas ça, pas là, pas comme ça » : Le différentiel de 145 lits dans un bassin de vie où la population est la plus exposée semble déraisonnable. Le nombre de lits doit être pensé en fonction de la démographie et des spécificités des populations accueillies sur notre territoire. La Seine-Saint-Denis souffre d’un manque chronique de lits d’hospitalisation. L’augmentation de la population conjuguée au départ programmé de médecins de ville à la retraite de notre secteur font qu’augmenter cette tendance (soins de premier recours sur les urgences). Par ailleurs pour les hôpitaux Bichat et Beaujon, accueillir les patients non programmés (c’est-à-dire les urgences adressées par les médecins de ville ainsi que les patients qui arrivent aux urgences et qui nécessitent une hospitalisation) sont le quotidien des équipes, et cela ne changera pas avec le nouvel hôpital. Ainsi, « La zone territoriale de l’hôpital Nord est associée à une fréquentation des urgences plus importante que le reste de l’Île-de-France (25.1% vs 21.7%) » bien sûr liée à la fragilité des conditions de vie d’une partie de notre population. Envisager de diminuer le nombre de passages aux urgences n’est pas réaliste !
Concernant l’ambulatoire (Faire sortir les patients de l’hôpital très rapidement après leur opération pour limiter la durée des séjours) : Pour l’APHP, la durée de séjour des hôpitaux diminue. Elle est ainsi passé de 7,96 en 2014 à 5,3 en 2016.
Pour le collectif « Pas ça, pas là, pas comme ça » : L’ambulatoire peut être utile pour un certain nombre de soins généralement non urgents, pour lesquels il existe un protocole et pas ou peu de complications possibles sur des patients relativement valides, autonomes avec un véritable suivi médical. Or sur notre territoire de nombreux patients ne pourront pas accéder à ce type de prise en charge (exemple d’une personne âgée ayant du mal à se déplacer, des troubles cognitifs, ou bien d’une personne en situation précaire, sans logement ou avec un logement insalubre). Les patients les plus compliqués, les plus lourds d’un point de vue médical devront donc toujours être hospitalisés. Prévoir une réduction de la Durée Moyenne de Séjour plus importante que la moyenne nationale pour les populations de notre territoire n’est pas réaliste !
Concernant la maternité : L’APHP cible 2000 accouchements dans le futur hôpital.
Pour le collectif « Pas ça, pas là, pas comme ça » : Les chiffres de naissance cumulés sur Bichat et Beaujon faisaient état en 2020 (2 200+1 200) et en 2023 (1900+1 500) de 3 400 naissances. Pourquoi cette cible annoncée à 2 000 accouchements sur le nouvel hôpital ? Si les maternités privées se développent, une grande partie de la population sequano-dyonisienne n’est pas en mesure de se faire soigner dans les établissements privés. Si notre mobilisation a permis de réintroduire un service maternité, prévoir une diminution de plus de 1000 à 1500 naissances dans notre territoire est totalement irréaliste !
Concernant l’insertion dans la ville : Un cahier des charges d’insertion urbaine et paysagère (CCIUP)2, a été élaboré par un cabinet d’architecte urbaniste avec les maîtres d’ouvrage et en concertation étroite avec les services de la collectivité de Plaine commune et ceux de l’État en Seine-Saint-Denis. Ce document avait pour vocation de prendre en compte les règles qui venaient d’être élaborées dans le PLUi en intégrant notamment les contraintes en matière de gabarit de bâtiment et de requalification des voies. Cela a permis de poser les limites à l’intérieur desquelles l’hôpital et l’université, auraient à s’inscrire pour développer leurs projets immobiliers : pas d’immeuble de grande hauteur où sens de la réglementation incendie, végétalisation importante, répartition des accès…
Pour le collectif « Pas ça, pas là, pas comme ça » : La construction de cette « Usine hospitalière » correspond au projet tel que le prévoit l’APHP : 20 000 personnes seront sur site quotidiennement. Si cette dernière se réjouit de pouvoir associer Hôpital (136 000 m2) et Université (88 000 m2) pour faciliter le travail des médecins-enseignants et des étudiants-stagiaires, c’est bien à une usine, plus grande et deux fois plus haute que la précédente (jusqu’à R+7). Ce nouveau bâtiment sera plus haut que tous ceux des rues mitoyennes de centre-ville. De plus, faire converger vers un seul site, situé dans un centre-ville déjà dense, la population d’un bassin de vie qui regroupera les habitants de Clichy, des 17 et 18eme arrondissements de Paris, de Saint-Ouen et des communes avoisinantes de SSD, semble vraiment déraisonnable. Les 20 000 personnes amenées à venir journellement sur le site, ne viendront pas toutes à pied et si certaines utiliseront les bicyclettes, une bonne partie viendront en voitures (un parking de 1280 places est annoncé dans le projet) et le plus grand nombre en transports en commun. Mais on nous dit que l’élargissement des voies autour du campus hospitalo-universitaire fluidifiera la circulation, même le dimanche quand il y a marché aux Puces, Marché Ottino et que l’avenue Gabriel Péri est fermée.
La création d’un hôpital de très grande taille pose question depuis ceux construits dans les années 1980 en termes de construction préservant l’environnement, d’accessibilités respectueuses des riverains, de qualité de l’offre de soin proposé aux usagers et aux patients, de conditions de travail des personnels hospitaliers considérant que les grosses structures perdent en efficacité, en qualité de vie au travail et sont « déshumanisantes ». De plus, dans son rapport de 2012, l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) écrit que « au-delà d’un certain seuil que les études disponibles situent entre 600 et 900 lits de court séjour, la grande taille présente pour un hôpital plus d’inconvénients que d’avantages. L’expérience enseigne en outre que les processus de fusion sont en eux-mêmes sources de surcoûts ou de dysfonctionnements » !
Nous exigeons donc la rénovation de Bichat et Beaujon et la création d’un nouvel Hôpital à taille humaine en Seine Saint-Denis, complémentaire à Bichat et Beaujon.
Sur proposition du groupe « Communistes, insoumis et citoyens, au nom de la majorité départementale, j’ai présenté, lors de la séance du 8 février, un vœu démontrant l’impact des pollutions provoquées par les circulations aériennes et routières sur la santé des Séquano-dyonisien.nes.
Ce vœu a été voté par l’ensemble des élu-e-s de gauche du département.
Vous trouverez la présentation et le vœu ci-dessous :
L’objet de ce vœu est d’alerter sur l’urgence sanitaire et environnementale de notre territoire provoquée, en autre, par la circulation aérienne et la circulation routière, en matière de dégradation de la qualité de l’air et de nuisances sonores, impactant un nombre grandissant de Séquano-dyonsien.nes.
Concernant l’aérien, c’est même la double peine. Aux évidentes pollutions provoquées par les vols, s’ajoute l’exposition au bruit – et son augmentation constante par un trafic renforcé – dont il a été démontré qu’elle concourait à terme à une perte d’espérance de vie de 3 ans et à l’augmentation du nombre de maladie cardiovasculaire ou encore de problèmes de santé et de concentration chez les enfants. Entre les activités jours et nuits des aéroports Roissy Charles de Gaulle et l’aéroport d’affaires du Bourget, qui demeure le premier aéroport d’affaires européen, sans oublier les aéroports franciliens comme Orly ou Beauvais, c’est la santé de toute la population d’un département qui est danger.
En ce qui concerne les émissions polluantes provoquées par les circulations routières, tous les voyants sont dans le rouge. Aujourd’hui, A1, A3, A4, A86 et le périphérique traversant notre département sont clairement identifiés dans les émissions de NO2 et de particules fines. L’Etat a lui-même été condamné au sujet de la qualité de l’air.
Ce sont des questions sanitaires, environnementales mais également sociales pour les populations qui ne peuvent se loger ailleurs et qui voient leurs cadres de vie se dégrader.
Avec ce vœu, au-delà des constats, nous fixons à l’Etat des propositions et des demandes afin de préserver la santé, l’environnement et le bien-être des populations.
À l’occasion de la séance du conseil départemental du 8 février, lors de la discussion sur les politiques régionales de santé, notre groupe s’est adressé à Amélie Verdier, directrice générale de l’Agence régionale de Santé d’Île-de-France, au sujet du manque grave d’Accompagnant.es d’élèves en situation de handicap (AESH) dans notre département.
C’est le sens de l’intervention que j’ai prononcé et que vous trouverez ci-dessous.
La loi du 11 février 2005, qui refondait la politique du handicap au travers « l’intégration scolaire », reconnaissait à tout enfant porteur de handicap le droit d’être inscrit dans l’école de son secteur. Depuis, ce principe a été renforcé par la loi d’orientation et de programmation de 2013. Puis encore par le plan intitulé « Une école de la république pleinement inclusive » en 2018.
Malgré ces différentes lois, la situation de l’école dans le premier et second degré en Seine-Saint-Denis est particulièrement grave en ce qui concerne le nombre d’AESH.
Au 1er septembre 2023, la dotation de la Seine-Saint-Denis en AESH était de 2145 ETP, chiffre qui a triplé en 6 ans. Si le département accompagne de plus en plus d’élèves, ceci n’est pas à la hauteur des notifications administratives, faute de personnel AESH suffisant.
Selon la MDPH, il manque 2500 accompagnant.es d’élèves pour répondre aux demandes. Par ailleurs, le manque de place dans les établissements médico-sociaux n’est pas sans conséquence. Faute de place des enfants qui devraient être en IME se retrouvent en classe ULIS, et des enfants qui auraient toutes leurs places en classe ULIS sont maintenus en classe ordinaire. Comme le rapportait une enquête de la MDPH en mars 2023, 1000 enfants étaient encore en attente d’une orientation en IME, et donc en plein décrochage scolaire du fait de leur handicap.
Une partie du problème se trouve dans un véritable manque de reconnaissance du métier d’AESH qui conduit à manque d’attractivité, menant à la pénurie que nous connaissons.
Il faut un véritable statut des AESH qui passe par :
une revalorisation des traitements avec une reconnaissance de leurs fonctions en catégorie B,
la possibilité de passer d’un mi-temps à un plein temps en travaillant, par exemple, à des conventions avec des collectivités pour le temps périscolaire comme nous l’avons fait à Saint-Ouen
la mise en place de formation tout au long de la carrière
pérennité des lieux des heures d’accompagnements.
Ces revendications s’ajoutent à l’exigence d’un plan d’urgence pour notre département d’environ de 94 millions d’euros pour créer 2 200 places et solutions d’établissements et services pour les enfants.
Ces propositions sont nécessaires pour permettre une véritable « inclusion scolaire ».
En 2023, nous avons été les témoins d’une amplification des guerres et des violences avec pour conséquences une multiplication de situation de chaos, de destruction de villes et de villages, de vies.
Ukraine, Yémen, Haut Karabagh… Partout, dans le monde, les premières victimes de ces confits armés sont les civils. Morts ou réfugiés dans des conditions humanitaires insupportables se multiplient. Cette situation, c’est également celle de la Palestine, l’une des dernières situations coloniales au monde.
Depuis l’attaque terroriste meurtrière du Hamas le 7 octobre dernier, le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou poursuit sa vengeance aveugle contre Gaza et la Cisjordanie. Plus de 21 000 palestinien-ne-s tué-e-s, principalement des femmes et des enfants, plus d’un million de personnes déplacé-e-s, une population asphyxiée par un triple blocus qui durent depuis bien trop longtemps…
Aucun droit de se défendre ne peut justifier un tel massacre tout comme le non-respect du droit international. Des crimes de guerre, toujours plus meurtrier doivent conduire les Nations à exiger un cessez-le-feu immédiat et le respect, enfin, du droit international. La France doit également enfin reconnaître l’État palestinien.
C’est dans cet objectif que le conseil départemental de Seine-Saint-Denis a adopté en décembre en vœu lors de sa séance.
À l’heure où les États se réarment et que les relations internationales se militarisent dangereusement, il est grand temps qu’un grand mouvement pacifique exige des gouvernements l’éradication des armes nucléaires. Comme élu-e-s, nous exigeons de l’État français la signature du traité d’interdiction des armes nucléaires.
C’est une exigence pour la paix, mais également pour répondre aux besoins des populations. Rappelons que seulement 10 % du budget des armes mondiale, suffirait pour éradiquer la pauvreté dans le monde en moins de 10 ans.